(LM RM 20200105)
L’endogène est ce qui est produit par la structure elle-même en dehors de tout apport extérieur, par opposition à l’exogène. Le développement endogène se définit essentiellement par un ancrage territorial très fort, signifiant que l’approche de développement choisie procède d’une synergie entre activités productives et vie sociale à l’échelle locale. On comprend alors que le développement endogène est une logique de développement basée sur les ressources endogènes du territoire.
Il tient compte de la manière dont les acteurs s’organisent et vivent ensemble. Par opposition au développement exogène dans lequel les territoires sont entendus comme des espaces assignés aux logiques concurrentielles et à la capture des acteurs économiques par extériorité au territoire, un développement endogène procède donc à la valorisation des ressources disponibles, à l’identification des besoins et à une mobilisation et organisation des acteurs en présence sur un territoire. Le territoire est ainsi considéré non comme un simple réceptacle de décisions descendantes et globales mais comme un construit sociopolitique et socioéconomique dynamique. Il implique l’existence d’un ensemble de relations sociales et économiques face à des problèmes à résoudre et des projets à monter. Le développement endogène s’appuie sur la confiance entre les acteurs et la construction de réseaux locaux. Il repose sur la capacité des acteurs concernés à s’entendre et à s’organiser, pour engager collectivement des actions répondant à un ou plusieurs objectifs.Le développement endogène repose sur une interrelation fine entre Travail-Information et ressources-capital-moyens de production.
On reconnait l’émergence de la notion de développement endogène au début des années 80. Cette période est marquée par la crise des régions de culture industrielle et l’échec des politiques publiques de revitalisation. Paradoxalement, certains territoires affichent un succès aux échelles régionale et locale, il s’agit notamment des régions de la troisième Italie avec le développement des districts industriels. L’idée d’un développement endogène (et non pas provoqué par des acteurs extérieurs au territoire) émerge avec une logique d’autonomie et de relations dynamiques. C’est ainsi que les théories du développement endogène voient le jour et vont alors intégrer les dimensions politique et socioculturelle à la dimension économique. Elles donnent une inscription territoriale aux besoins fondamentaux. C’est les acteurs d’un territoire qui décident de l’usages des ressources et une capacité à progresser pour la réalisation d’un objectif prédéfini. Le développement endogène s’appuie sur les dimensions : économique, politique et socioculturelle et les analyses théoriques intègrent les besoins culturels, identité communautaire, prise de décision et participation politique.