=== Support, base indispensable à l'édification, au maintien, ou au fonctionnement d'une structure concrète ou abstraite. Les deux sens s'appliquent à l'approche urbaine. Le concept de cité adresse tant l'ensemble des travaux de terrassement, des ouvrages qui constituent les fondations d'un bâtiment, d'une route, la plate-forme d'une voie de chemin de fer. Mais également, l'ensemble des installations, des équipements permanents qui conditionnent le fonctionnement d'un organisme ou d'une entreprise, l'activité économique d'une région, d'un pays.Sans ces investissements, l'infrastructure économique capable de créer et d'assurer le fonctionnement d'une économie de marché ne peut s'édifier.
Infrastructure culturelle, routière, sanitaire; infrastructures de communication, de transport. Infrastructure rurale (irrigation, arasement des talus ou haies, reboisement, etc.). Il appartient à l'État de rendre plus aisée cette quête des loisirs en aménageant l'infrastructure touristique du pays. ===
L'infrastructure, au sens du génie civil, est attachée à l'histoire des villes depuis très longtemps, des romains, aux égyptiens et autres civilisations anciennes révolues. La survivance de ruines massives conduit à attribuer des qualités civilisatrices à leurs auteurs et résidents contemporains. Les infrastructures urbaines ont toujours été complexes, marquées par la notion de réseau, d’adductions diverses ou encore de voirie, on sait le soin qu’y portaient les romains. Ces notions sont remaniées aujourd’hui à cause de la distribution informatique, d'Internet et de leurs exigences sociales d'accès, immédiat, en tous points et sans discrimination. L’infrastructure s’informatise, au-delà des méthodes de conception, pour apporter des services et garantir sa propre maintenance. La vidéo surveillance serait à placer dans les terminaux structuraux, elle ne sert pas qu'à surveiller la délinquance mais en de nombreux points, à l'aide de batteries de capteurs également en réseau, à surveiller la dynamique d'évolution de l’infrastructure elle-même, ponts, tunnels, voies de transports etc. L’ingénierie de la construction se trouve au pied de contraintes devenues incontournables. Avec la conception assistée par ordinateur, les représentations virtuelles du bâti, extérieures, assurent une bien meilleure insertion dans les paysages et, intérieures, conduisent à des adaptations bien plus approfondies aux besoins et pratiques des usagers et résidents. Aujourd’hui les présentations et discussion se font à l’aide de casques de réalités virtuelle, qui remplacent les anciennes maquettes de chantiers. La grammaire architecturale en est bonifiée et enrichie mais elle lutte contre des options proposées, quasi à l’infini, ainsi qu’à de graves problèmes de compatibilité, qui freinent la réalité actuelle de ces usages. Cela ne durera pas, mais cela ne rassure pas des professions agressées dans leurs savoirs et savoir-faire, qui s’interrogent sur la profondeur des remises en cause. Les cursus longs de formation très spécifiques, en compétition ouverte à l’échelle planétaire, sont exposés. Ces points résument les enjeux du Building Information modeling qui agite tant le secteur. Le réchauffement climatique vient ajouter plus d’incertitude sur ces prédictions. Tout devenant quantifiable et paramétrable, ou presque, on hérite en retour d’analyse de durées de vie qui changent, aussi, le regard porté sur l’objet bâti. Leur rapport à l’homme s’en trouve changé, qui doit s’habituer à l’impersonalisation de réalisations standards, interchangeables car interopérables et, surtout, consommables. Les filières applicatives étaient indépendantes en termes de métiers mais l’informatique a encouragé leur banalisation et l’on observe une interopérabilité croissante des équipements. Les transports, par la mutation multimodale mutent parfois de façon chaotique avec des recherches de compatibilités, hasardeuses. Les aires de covoiturage spécifiques complètent des emprises d’arrêts des trams, autobus, gare ou stations routières et ferroviaires. Mais il faut anticiper le taxi quadricoptère électrique, lequel s’affranchira de chaussées conventionnelles. La coordination automatique, gestion des places, délais et temps d’attente, gestion des flux en temps réel, nécessairement publics car partagés par de très grands nombres, d’opérateurs et d’utilisateurs, aux besoins parfois antagonistes, imposent des logiciels de supervision des arbitrages. Les objets mutent avec leurs cortèges d’administration, publique et privée, procédant par saut, étapes qu’il est difficile d’imaginer et de séquencer, dans la perspective d’une simple faisabilité. Ces éventements incontournables déterminent les reports de responsabilités et leurs prérogatives associées, techniques, économiques et politiques.