Qu'elle concerne exclusivement ou inclusivement, des données publiques, privées, non personnelles, personnelles, que leur accès soit ouvert (Open Data*), restreint ou privé, une couche plate-forme est une couche de base commune qui permet à la collectivité territoriale de récolter en amont grâce à des connecteurs des lots de données normalisés et en aval, grâce à des transformateurs, d'alimenter en données interopérables des services applicatifs contextualisés polyvalents, des dispositifs d'e-médiation, de publication et d'éditorialisation des données, à destination de leurs partenaires ou de leurs clients/usagers. Une plateforme de données est un écosystème créateur de cohérence, moteur d’agrégation dont la valeur ajoutée réside dans l'émergence de nouveaux savoirs par croisements, qui permettent l'épanouissement de modèles d'affaires et d'initiatives fondées sur les données.
Les données étant un actif de plus en plus sensible, le système d'information (SI) de la couche plateforme doit fournir un certain nombre de garanties et de protections qui permettent de connecter et de regrouper les différentes classes de données fonctionnelles collectées à partir d'infrastructures hétérogènes, de les traiter et d'assurer la fiabilité des analyses produites. Ces garanties fondamentales sont regroupées sous la dénomination DICT (ou DICP) : disponibilité, intégrité, confidentialité, traçabilité (ou preuve), notamment définies dans la norme ISO JTC1 SC27 Techniques de Sécurité des Technologies de l'Information ISO/CEI 27005. Une donnée dite “disponible” doit être accessible en continu, c'est un critère de performance et de qualité de la plateforme. Le niveau d’importance de la disponibilité d’une donnée, varie suivant le besoin que l’on en a. Une donnée et/ou un lot de données, sera dit “intègre” lorsqu'il n'est pas altéré ou corrompu dans le temps, c'est un critère d'exactitude et d'exhaustivité de la plateforme. La “Confidentialité”, délimite les droits d'usage, gère l'accessibilité des données aux personnes autorisées, par exemple les plateformes d'Open Data ont un taux de confidentialité extrêmement faible, les données ayant vocation à être naturellement publiques. Le niveau de précision d'un lot de données peut être une condition de restriction d'accès, par exemple sa fréquence de mise à jour ou sa maille territoriale. La “Traçabilité” de la donnée identifie et analyse tous les événements liés à une donnée, notamment les actions menées comme sa consultation, ses croisements, ses mises à jour, l'authentification des utilisateurs, l'imputabilité du responsable de l'action effectuée. C'est un critère de preuve, de non répudiation de l'origine qui prouve que la donnée, ou une requête sur la donnée, a été envoyée, et de non-répudiation de l'arrivée, que la donnée ou une réponse à la requête, a été reçue.
le pronostic, l'optimisation, la visualisation et le temps réel ,
de manière à pouvoir administrer les informations
Aujourd'hui la multiplication des ressources en terme de données nécessaires à la bonne gouvernance des territoires couplée à une dynamique internationale normative de leurs échanges (ISO TC268 37107), transforme la coopération et l'utilisation mutuelle des données entre les différents acteurs et domaines serviciels en un facteur essentiel d'intelligence territoriale qui répond à des enjeux stratégiques, commerciaux, mais aussi de connaissance et d’accompagnement à l’émergence de nouveaux savoirs sur les territoires. Dans ce contexte l’ouverture des systèmes d’information devient nécessaire afin de répondre aux usages métiers liés à l’utilisation des données sur les territoires et créer de la valeur par l'accès libre et équitable aux données de toute nature, notamment celles collectées par des capteurs (IoT), données du secteur privé à des fins d'intérêt public, utilisation des droits de portabilité dans le cadre du RGPD pour que les citoyens puissent fournir des données à la ville pour sa meilleure gestion (et mise en place de systèmes d'intégration des données ouvertes pour l'accès par des applications)
Il est nécessaire d’associer aux API des dispositifs connexes pour : - la promotion et le support à l’utilisation des API ; - la souscription au service d’utilisation des API ; - le contrôle de l’utilisation des API en accord avec les modèles de licence adoptées : délimitation des droits d’usage, qualité de service, tarification éventuelle, etc. ; - des dispositifs d’analyses des données permettent aux directions métier, mais aussi aux approches scientifiques, de suivre et de piloter la démarche d’ouverture des API : statistiques d’usage, supervision de la performance, émergence de nouveaux savoirs par croisements etc.
Données personnelles : Voir DECODE (Decentralised Citizens Owned Data Ecosystem)
https://cordis.europa.eu/news/rcn/129499/fr “protéger les données et la souveraineté numérique des citoyens.” contribuer à garantir le droit au respect de la vie privée des personnes tout en leur permettant de partager leurs données pour le bien commun. les citoyens européens sur la détention de leur identité en ligne et sur le partage de données de manière indépendante, sécurisée et fiable Résumant la stratégie de ville intelligente de Barcelone dans un récent article paru dans le magazine «Cities Today», la coordinatrice du projet DECODE, Francesca Bria, a expliqué que le premier pilier était la transformation numérique: une administration municipale doit-elle travailler avec la technologie? Dans l’affirmative, comment? Mme Bria, qui est également responsable de la technologie et de l’innovation numérique au conseil municipal de Barcelone, a ensuite souligné que le deuxième pilier concernait l’innovation numérique et le soutien apporté aux 13 000 entreprises de technologie de la ville. «Nous créons un marché numérique ouvert pour rendre l’approvisionnement plus transparent afin que les petites entreprises puissent participer et rivaliser de manière équitable avec les grands acteurs». La responsabilisation numérique des citoyens est le troisième pilier de cette stratégie. Mme Bria a mis en avant DECODE et la manière dont les collaborateurs du projet cherchent à contrebalancer le poids des grandes entreprises de technologie afin de permettre aux citoyens de profiter de services tels que le covoiturage entre collègues ou le partage de domicile sans devoir en passer par l’intermédiaire qui détient leurs données. Elle a déclaré: «Nous développons une architecture distribuée qui repose sur une chaîne de blocs sur laquelle nous avons mis en place une couche cryptographique destinée à garantir la vie privée, et nous y testons les droits des citoyens afin que ce soit ces derniers qui décident de quelles données ils souhaitent partager, avec qui, sur quelle base, et dans quel but». Les initiatives de Barcelone reflètent la vision de DECODE qui considère les données comme un bien commun. Le site web du projet explique que cette vision implique «une démocratisation du traitement des données et une meilleure visibilité qui reposent sur des algorithmes transparents et des interfaces intuitives pour la visualisation et l’exploration des informations». Il ajoute que les pilotes mis en place à Amsterdam et à Barcelone «servent à illustrer comment les données peuvent être gérées de manière décentralisée, puis partagées et utilisées selon un paradigme différent de celui qui prédomine actuellement».
Il existe deux grands modes d’accès aux informations d'une plateforme : le mode “administrateur exploitant” et le mode consummer Dans le consummer tu as public (tu t’exposes aux Hackers comme aux GAFAM), protected (il faut que la personne soit enregistrée), private (privée)