Le réseautage est la forme personnelle individualisée du lobbying, ce dernier relevant d’actions groupées, concertées, planifiées et budgétées, conduites par des professionnels. le réseautage est l’action d’une personne seule, identifiée et connue nominativement qui n'est pas spécialiste de lobbying. Le réseautage se caractérise par ses différentes échelles, au sens de l’école de Palo Alto, il est plus ou moins organisé et dirigé ou franchement ouvert, injectif, bijectif ou surjectif. Il est d’abord humain, interpersonnel et caractérise une des plus fondamentale aspiration de l’homme, dont le besoin de communiquer est irrépressible, à l’inverse, il risquerait d’être catégorisé comme mal portant. L’homme est donc né réseauteur pour sa survie, mentale, intellectuelle et affective, il l’est devenu et à investi pendant des siècles pour perfectionner son art et ses styles dans ce domaine. Le réseautage peut être vu comme résistant, contournant, voire carrément subversif s’il va à l’encontre des directives de réseaux identifiés comme institutionnels. Le réseautage s’apprend informellement à l’école, plutôt dans les cours de récréation, dès la maternelle, où il peut donner lieu à des confrontations brutales. Les programmes éducatifs ne le prenaient pas tellement en compte, bien qu’ils aident les individus à l’apprentissage des notions et outils pour conduire les débats, y participer et y répondre à l’aide de l’outillage linguistique et sémantique en usage dans la société. Aujourd’hui, parce que le réseautage participe d’un principe de la conquête stratégique, la capacité d’alliance, il est regardé de beaucoup plus près par l’enseignement supérieur. L’alliance stratégique, dictée par la nécessité, modifie les considérations sur les partenaires selon les critères usuels discriminants. On peut apprécier le dynamisme conquérant d’une personne à l’étendue de ses connaissances et les écoles tendent à accueillir des élèves et étudiants de partout et de plus en plus loin. L’étendue d’un réseau étudiant participe à la notoriété d’un établissement et améliore sa réputation, sa crédibilité et sa confiance. Le réseautage, en fournissant des indicateurs permet de faire des classements d’influences et donc de qualité et, par-là, de pouvoir. Aujourd’hui le réseautage s’institutionnalise à travers des services comme Linkedin, ou d’autres, qui permettent de dynamiser une carte de visite, la rendre plus vivante et démonstrative. On parlait auparavant de Who’s who qui était un annuaire au sein duquel les personnes étaient présentées selon une hiérarchie de dignitaires. Aujourd’hui, si la hiérarchie s’est aplatie de ce point de vue, la redondance des réseaux permet de démultiplier les effets « ranking » et de cibler ses influences. Les individus se voient attacher des audiences qui deviennent des critères de qualités professionnelles, pouvant être transformées en métier, comme celui d’influenceur. Un influenceur moyen pilote des audiences de plusieurs centaines de milliers de personnes, parfois à l’international. Ce sont des personnes jeunes qui, sur un sujet, en général consumériste, et dans des perspectives marketing, adoptent des comportements et médias dignes des divas des autres médias conventionnels de communication, tous possèdent un cybercarnet.