TERRITOIRE(S) NUMERIQUE(S)
(RM, MQ, HH) 20200105 EN COURS DE REDACTION…
le territoire caractérise le passage du cyberespace à l'hyperesapce, autrement dit le moment où le cyberespace s'hybride au territoire d'abord dans sa dimension physique (étendue matérielle) puis sociale (lieux d'interaction), C'est aussi le fmaeux âssage du Online to online, au Online to OffLine, qui est aujourd'hui devenu le Online Merge OffLine. Cette hyrbidation a très tôt été appelée par les chinois, CPSTs pour Cyber-Physical-Social-Thinking Space. rencontre entre cyberespace et espace physique, mais également avec les espaces sociaux, dans lequels humains, machines et les objets interagissent. la complexité du système relève notamment des dynamiques du comportement humain qui ne sont pas encore totalement comprises. l'approche chinois présente l'immense avanatge de réunir autour d'un même concept toutes les niveaux d'organisation spatiale, de l'échelle indfividuelle à l'échelle stato-nationale.
Le CPSS est une extension des systèmes cyberphysiques impliquant le cyberespace et l'espace physique, dans lesquels les humains, les machines et les objets interagissent, ce qui ajoute à la complexité du système, notamment en raison de la dynamique du comportement humain qui n'est pas encore totalement comprise.
Les territoires numériques doublent et structurent des systèmes spatiaux*. Leur étendue matérielle* est le lieux d’échange et de circulation d’informations, de documents, de données, de valeur et de services. “Online to Online” et/ou “Online to Offline”, ils ont de profonds effets transformateurs sur les territoires réels. Leur aire d’autorité*, de souveraineté et de confiance fait l’objet d’âpres rapports de force diplomatiques, capitalistiques, structurels et se heurtent aux aires de souveraineté des Territoires dits “réels”.
Les territoires numériques peuvent être appréhendés comme une tendance du cyberespace à se re-territorialiser, entendons par cyberespace l'espace d'information constitué par les documents et les données numérisées (son contenu) ainsi que par l'espace de communication créé par l'interconnexion mondiale des ordinateurs (son contenant).
Emergence de l'homme document, du territoire document
Plusieurs effets combinés poussent à cette re-territorialisation Jusqu'alors essentiellement “Online to Online” et des modalités spécifiques de sa re-territorialisation, au fur et à mesure que ses effets concrets “Online to Offline” sur les territoires physiques s'amplifiaient. modes originaux de création, de navigation dans la connaissance et de relation sociale qu'ils permettent
Si le cyberespace a été essentiellement Online to Online, à l'origine L’étendue matérielle d’un Territoire Numérique est composée de multiples éléments de réseau, systèmes, composants électroniques, logiciels, manufacturés dans le monde entier, interopérables et interconnectés (normes ISO JTC1, IEC, ISU). Depuis les années 1990 et “les autoroutes de l’information”, l’étendue matérielle des Territoires Numériques s’est très rapidement déployée à l’échelon mondial. Dans cette phase de démarrage, les filière industrielles d’infrastructures réseaux, d’équipement électronique, de logiciels, de services et contenus numériques ont contribué à une mondialisation positive, inscrite dans l’héritage du Rapport Mc Bride de l’UNESCO “Voix multiples, un seul monde”, sous tendue par un idéal de liberté de circulation et d’accès à l’information. Néanmoins, l’étendue matérielle de ce territoire reste depuis cette date encore majoritairement sous l’aire d’autorité des Etats-Unis, tant du point de vue diplomatique, capitalistique, infrastructurel, que juridique avec notamment l'émergence de lois extraterritoriales (Cloud Act). Dès lors l’accès des Etats modernes à leur Territoire Numérique s’opère très majoritairement sur le mode du “branchement”, analogue à une forme de vassalisation numérique. Ce néo-féodalisme s’est progressivement installé suite à une série de renoncements et d’incapacités des États à exercer leur autorité publique sur les Territoires Numériques.
Le déploiement de l’internet mobile puis de l’internet des objets a progressivement contribué à resserrer vers le local les mailles de l’étendue matérielle des territoires numériques, interrogeant de manière de plus en plus aiguë leurs aires de souveraineté. Désormais ils doublent, structurent et recueillent l’activité du moindre système spatial* qui se déploie à l’échelon de la collectivité territoriale, de la commune, du quartier, du bâtiment, du foyer, de la personne.
Si cet écosystème mondial a largement été dominé par les Etats-Unis entre 1990 et 2010, la Chine a en très peu de temps émergé comme un concurrent. Le continent Européen a encore du mal à se positionner. L’Etat Chinois en étroite collaboration avec ses acteurs entrepreneuriaux, a réussi en 15 ans a maîtriser l’étendue matérielle de son Territoire Numérique à l’intérieur de ses frontières géographiques. Si le résultat est souvent comparé à postériori comme une muraille numérique, il n’en demeure pas moins qu’il a été le fruit d’âpres batailles. La première erreurs des USA a été de jouer la carte de la promotion et d’être incapable d’adapter leurs outils à la culture chinoise. Les us et coutumes
Eclipsant à tous ces niveaux locaux les prérogatives régaliennes Dans ce contexte de géostratégie informationnel mondialisé
peut être saisi/appréhendé du point de vue de son de son étendue matérielle et de son aire d’autorité / souveraineté, de manière multiscallaire. Il s’étend de la personne au continent, en passant par le foyer, la co-propriété, le quartier, la Cité, la région, l’État, la fédération d’État. Comme tout territoire, institution, ou être vivant, sa condition d’existence est d’être dé-limité et ce sous certaines conditions d’ouverture et de fermeture.
. Leurs acteurs se livrent à une concurrence acharnée, pensent et agissent organiquement de manière relativement dé-territorialisée à l’échelon global. Il est aussi branché à (point à masse et/ou masse à point) des territoires numériques d’échelle inférieure et/ou supérieure et potentiellement articulé à (point à multipoints) une infinité d’autres Territoires Numériques. et ce, sous certaines conditions d’accès et/ou d’action.
Le territoire numérique a à gérer toute la question de la dé-limitation, si on est fermé on est nulle part, pour être ouvert il faut être délimité, si on est fermé on est nulle part. N’importe quelle personne, institution, organisation est dé-limitée, elle sait ce qui relève de la communication publique et ce qui relève de la communication interne. Ce qui doit être ouvert et ce qui doit rester fermer.
Du point de vue de son aire d’autorité et de souveraineté, Du point de vue des lieux d’interac tion
Comme le territoire (aire de souveraineté, une étendue matérielle, des lieux d’interaction sociale) Il s’inscrit dans un système d’emboitement,
Il est pluriultifonctionnel,
Ce territoire numérique doit être interrogé avec minutie et opiniâtreté, tant aux échelles locales, régionales, nationales et internationales, afin de comprendre et de s’inscrire dans le jeu de rapport de force contemporains et difficilement lisible dont ces équipements font l’objet, au pire d’en prévenir les effets. Les cités Etats européennes qui ont émergé pour fabriquer l’Europe Moderne sont nées d’une articulation fine et complexe entre une géographie physique, la capacité à y fixer des aménagements, des équipement de communication et des sociologies politiques particulières: républiques oligarchiques, ligue hanséatique (réseaux de villes*), monarchies éclairées ou de droit divin. La capacité à mettre en oeuvre et à structurer des environnements numériques territoriaux intelligents et paramétrés de manière à accompagner les dynamiques singulières sociales, économiques, écologiques, sécuritaires et culturelles de nos territoires, dépendra de notre position, tantôt dominante, tantôt dominée, au sein ces rapports de force.